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Le 10 janvier 2020, le gouvernement Legault a annoncé le remplacement du cours d’Éthique et culture religieuse (ECR) par une nouvelle formation portant moins sur la religion et abordant davantage des sujets reliés à la citoyenneté. Dans un mémoire présenté dans le cadre des consultations sur le programme d’études ECR, ENvironnement JEUnesse – avec l’appui de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) – reconnait l’importance d’une refonte du programme d’étude en question, en particulier avec l’intégration de notions d’environnement et d’écocitoyenneté tout au long du parcours scolaire.

ENvironnement JEUnesse souligne l’importance d’un rôle accru de l’école pour former des citoyen·ne·s soucieux·euses de leurs milieux et capables d’apporter des solutions aux problèmes collectifs, dont la crise climatique. En effet, l’Étude provinciale sur les préoccupations des étudiant·e·s du collégial à l’égard du développement durable publiée en 2018, démontrait que 42% des étudiant·e·s affirment que les pratiques de leur établissement les ont incité·e·s à modifier certains de leurs comportements (ENJEU, 2018). Or, le manque d’occasion d’apprendre sur les grands enjeux environnementaux dans le parcours scolaire confirme le besoin de mettre de l’avant l’éducation environnementale dans le parcours scolaire des jeunes Québécois·es.

ENvironnement JEUnesse propose 5 recommandations clés

Ainsi, ENvironnement JEUnesse avec l’appui de la CEVES propose cinq (5) recommandations d’objectifs au ministre de l’Éducation dans le cadre de la refonte du programme d’étude Éthique et culture religieuse:

  1. Viser le développement de la pensée critique et l’engagement afin d’éviter que les jeunes ne se retrouvent à être qu’une courroie de transmission pour des solutions «écologiques» imposées par autrui;
  2. Valoriser plusieurs savoirs: savoirs (connaissances traditionnelles, autochtones, scientifiques, etc.), savoir-faire et savoir-être;
  3. Développer le pouvoir agir collectif à travers l’implication des jeunes au sein de leur école, de leur communauté locale et dans les lieux décisionnels;
  4. Donner l’exemple en faisant de l’école un modèle en matière d’écoresponsabilité à travers la mise en place de solutions concrètes, en favorisant le contact et l’expérimentation des jeunes avec la nature et en offrant la possibilité d’avoir un contact avec les expert·e·s et les professionnel·le·s du milieu;
  5. Et soutenir les enseignant·e·s et varier les approches en intégrant un apprentissage axé sur la discussion, le contact avec la nature, la pédagogie du jeu et de l’imaginaire par exemple.

Le programme d’étude Éthique et culture religieuse devrait ainsi permettre à l’élève d’être en mesure de connaître les principales solutions existantes, d’analyser ces solutions au regard d’informations valides, de situer son propre pouvoir d’agir et les différentes manières de le développer.

ENvironnement JEUnesse et la CEVES invitent également le gouvernement du Québec à s’inspirer de la Stratégie québécoise d’éducation en matière d’environnement et d’écocitoyenneté par le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté de l’UQAM (Centr’ERE) et soutenue par plus de 80 institutions et organisations de la société éducative.

Avec l’ampleur des enjeux soulevés dans le cadre de cette consultation, un seul cours ne saurait suffire à traiter de toutes les thématiques; plusieurs de ces thématiques devront être traitées de manière transversale, ce qui nécessitera une véritable réflexion en profondeur sur les cursus scolaires.

Pour en savoir plus

Consulter le mémoire