Zéro déchet pour les Forgues-Audet

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Sortant à Sainte-Julie, pour l’instant d’un après-midi, nous sommes accueillies chez la famille Forgues-Audet: Albert (13 ans), Marianne (10 ans), Pierre-Louis (9 ans) et leur mère, Geneviève. Accompagnée par le projet «Famille Tendance Zéro Déchet», la famille tente de changer son mode de vie en épargnant mouchoirs, emballages de bonbons, et même citrouilles d’Halloween. Elle emblématise notre transition vers une réduction des déchets.

«Quand elle [Geneviève] m’a sorti le projet, j’avais trouvé ma solution», nous annonce Albert qui, après de nombreux travaux d’école sur l’environnement, cherchait un moyen d’avoir un impact positif sur la planète. Albert est l’initiateur du mouvement familial. En l’écoutant nous décortiquer des concepts comme celui de l’économie circulaire et en apprenant son voeu de travailler en environnement, on a espoir pour l’avenir.

«Je trouve que la conception de la société est pas aidante pour [réduire] la pollution. Elle est vraiment aidante juste pour le circuit linéaire.» –Albert

Il n’a pas été trop ardu de convaincre son frère et sa soeur: eux aussi étaient partant·e·s. Marianne a pensé à ses petits enfants qui subiront les impacts des changements climatiques. Pour elle et pour son frère Pierre-Louis, adopter une tendance zéro déchet, ce n’était pas trop stressant. Geneviève, quant à elle, participe au projet pour l’avenir et pour le plaisir de ses enfants. C’est aussi grâce au programme de six mois de la ville de Sainte-Julie, permettant à la famille un bon encadrement, qu’elle aime y participer: «Je suis pas sûre que je l’aurais fait toute seule.»

Tout en continuant sa propre transition, toute la famille ressent le besoin de faire rayonner ce nouveau mode de vie, afin que d’autres se joignent au mouvement. Geneviève et Pierre-Louis donneront un atelier dans les classes de troisième année de son école afin de partager leur savoir. On rit un moment quand Geneviève nous raconte les changements qu’elle considère inciter dans son milieu de travail: «Là, c’est les mouchoirs [jetables]. Je suis psychologue de formation donc dans tous les bureaux on pleure et on se mouche.» On est émue par leurs efforts, par les gestes que la famille pose au quotidien, et aux impacts qu’elle parvient à avoir sur son milieu. Geneviève espère que son entourage prenne note qu’un tel changement est possible, puisqu’elle a trois enfants et y arrive.

Après notre visite, elle nous reconduit au terminus de Sainte-Julie. L’autobus passe très peu souvent le dimanche après-midi. On attend pendant une heure notre autobus vers Longueuil. On a une pensée pour ce que la famille nous a dit plus tôt: il faudra que l’environnement même des gens soit adapté, pour que chacun·e soit en mesure de changer son mode de vie.

Photos par Léa Ilardo 

Ce texte et ces photos font partie intégrante de l’exposition «Dans notre face: les transitions», projet collectif réalisé dans le cadre du programme Jeunes leaders pour l’environnement. Cette exposition comprend une série de portraits d’individus, de familles et de leur environnement qui témoignent, à leur manière, que différentes transitions – sociale, culturelle, écologique et politique – sont possibles, et bien vivantes.

Les portraits seront partagés graduellement sur plusieurs plateformes:

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