Mission réussie pour les Dialogues pour le climat

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Si le contexte des conférences des parties (CdP) ou «Conferences of the Parties» (COP) est un moment charnière de la diplomatie et de la coopération internationale pour la lutte contre les changements climatiques, la CdP-26 (ou COP26 en anglais) revêtait une grande importance pour l’atteinte des objectifs fixés à Paris en 2015.

Mobiliser la société civile du Québec à Glasgow

Historiquement, la mobilisation de la société civile lors de ces événements a largement contribué à générer une ambition climatique rehaussée et à atténuer le fossé entre les délégations participantes aux espaces de négociations formels et le reste de la population. Or, la participation de la société civile à l’intérieur et en marge de la conférence de Glasgow était compromise par les restrictions et limites de participation liées à la pandémie.

Dans ce contexte, plusieurs organisations de la société civile ont créé les «Dialogues pour le climat». Tenue en parallèle des négociations climatiques à Glasgow, en Écosse, la série d’événements dans le cadre des «Dialogues pour le climat» a représenté deux semaines de rencontres intersectorielles visant à démontrer un consensus sur le besoin de rehausser l’ambition climatique pour répondre aux objectifs de l’Accord de Paris.

Au total, la série de 41 événements et plus de 100 panélistes a été un succès! Pour une première édition, on a compté 921 inscriptions à l’ensemble des activités des Dialogues pour le climat. De ce nombre, on relève 138 personnes participantes à des activités auxquelles participaient des jeunes leaders, des membres du conseil d’administration ou des collaboratrices et collaborateurs d’ENvironnement JEUnesse.

Une programmation en trois axes

Au cours des deux semaines intenses des négociations et des Dialogues pour le climat, les personnes ont pu suivre la programmation sous trois axes:

  1. Les grands rendez-vous de la société civile sur des thèmes importants, tels que la responsabilité du Canada en matière de carboneutralité, la juste part du Québec à l’effort mondial pour limiter l’augmentation de température à 1,5°C ou la mobilisation jeunesse.
  2. Des panels petit-déjeuner pour vulgariser les grands thèmes à l’agenda quotidien de la CdP-26, dont la finance climatique, la question des pertes et préjudices ou le rehaussement de l’ambition climatique.
  3. Des séances de débreffage quotidiennes avec des personnes accréditées présentes à la CdP-26 qui résument les éléments clés de la journée et répondent aux questions de la société civile.

Zoom sur les moments forts de la programmation

Parmi les moments forts de la programmation, ENvironnement JEUnesse vous propose de (re)visionner les cinq panels suivants:

#1 La mobilisation jeunesse: actrice incontournable de l’ambition climatique?

Du Nord au Sud, dans des conditions sociales bien différentes, la voix du leadership actuel des jeunes se fait entendre par un rôle assumé d’agent de mobilisation qui pousse les personnes citoyennes à l’action climatique. Localement, nationalement et même au cœur des négociations climatiques internationales, les jeunes organisent des actions qui ont de l’impact dans cette lutte urgente et qui nous poussent à rehausser nos ambitions climatiques.

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#2 La juste part du Québec à l’effort mondial pour limiter l’augmentation de température à 1,5°C

Aucun pays ne peut résoudre seul la crise climatique, c’est pourquoi il faut atteindre des degrés de collaboration internationale sans précédent. Il est difficile d’imaginer la mise en œuvre d’une telle collaboration sans que chacun fournisse sa juste part à l’effort mondial. Ce principe de juste part ne s’applique pas uniquement aux pays, mais peut s’étendre à des entités telles que des provinces, des villes ou même des individus. Dans ce contexte, il est légitime de se demander quelle est la juste part du Québec dans la lutte mondiale contre les changements climatiques?

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#3 La loi canadienne sur la responsabilité en matière de de carboneutralité: et après?

La Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité (LCRMC), fait explicitement mention de l’Accord de Paris et des engagements internationaux du Canada par rapport aux changements climatiques. Il ne fait aucun doute que la course à la carboneutralité a déjà commencé et le Canada avec sa LCRMC, s’est donné une feuille de route pour atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Mais est-ce suffisant?

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#4 D’une génération à l’autre: l’urgence climatique demeure

Ce panel intergénérationnel aborde l’urgence climatique et les moyens de travailler en faveur de la justice environnementale et sociale. Le panel réuni Severn Cullis-Suzuki, activiste environnementale et culturelle, conférencière et autrice, David Suzuki, généticien et journaliste de renommée mondiale, Ellen Gabriel, défenseuse des terres mohawk, Samuel Rainville, ambassadeur à Mikana, et Melissa Mollen Dupuis, militante autochtone, réalisatrice, animatrice d’émission de radio et militante pour la forêt boréale à la Fondation David Suzuki.

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#5 L’éducation post-secondaire: des nouveaux espaces d’autonomisation et de mobilisation?

L’éducation post-secondaire est un moment où les opportunités de s’engager, d’expérimenter la vie associative au sein d’organisations, ou encore d’aiguiser son sens du militantisme sont nombreuses. Ces opportunités contribuent à autonomiser la communauté étudiante dans sa mobilisation actuelle et future pour une transition écologique juste. Quels sont ces espaces d’autonomisation et de mobilisation qui émergent pendant les études collégiales et universitaires? Et comment ceux-ci pourraient-ils être favorisés ou soutenus?

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À propos de l’initiative

Notre initiative est plurielle et ouverte à plusieurs organisations de la société civile. Elle compte notamment des personnes représentant les milieux communautaire, entrepreneurial, environnemental, jeunesse, syndical et universitaire.

Plus spécifiquement, les personnes impliquées dans la construction des Dialogues pour le climat œuvrent au sein de COPTICOM, d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ), de la Fondation David Suzuki, d’Oxfam-Québec, du Projet de la réalité climatique Canada, du Réseau action climat Canada (CAN-Rac), et de l’Université de Sherbrooke.

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