40 ans, ça se fête!

Célébrer 40 ans d’engagement… de Montréal à Trois-Rivières!
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ENvironnement JEUnesse annonce son grand colloque annuel
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Voici le récit de Catherine Gauthier, directrice générale de l’organisme et membre de la délégation cycliste de Montréal à Trois-Rivières.

Au printemps dernier, l’équipe et le conseil d’administration préparaient le plan d’action annuel d’ENvironnement JEUnesse. Parmi la vingtaine d’objectifs proposés pour 2019-2020, un ressortait du lot: «souligner de manière éclatée le 40e anniversaire de l’organisme». Comme dans tout bon plan d’action, il nous fallait y préciser un moyen concret et identifier des indicateurs.

Organiser une randonnée à vélo entre Montréal et Trois-Rivières le 13 septembre 2019

Ça, c’était le moyen concret. Pour les indicateurs, on ne s’est pas cassé le bécik: activité réalisée (!); nombre de participant·e·s, photos, etc. C’est ainsi que le vendredi 13 septembre 2019, nous nous retrouvions dans Rosemont comme point de départ, prêt·e·s et déterminé·e·s à pédaler 150 km pour rejoindre la ville où ENvironnement JEUnesse était fondé il y a 40 ans: Trois-Rivières.

Sur la photo: Marie, Anne-Catherine, Loïc, Martin, Jean-François, Richard, Catherine et Erika.

Erika, qui avait préparé nos repas communs et apporté deux tentes, avait tout un vélo de sherpa! Nous avons donc choisi de faire un bref arrêt chez elle pour mieux répartir le chili végétarien sur nos montures. Ce fut sans doute le kilomètre le plus lent, parsemé d’obstacles bien montréalais : cônes oranges, montagnes de garnotte, détours…

Nous avons ensuite filé vers Montréal-Est et ses raffineries de pétrole… Rendu·e·s au bout de l’île, nous avons fait une pause à l’entrée du pont Le Gardeur, question de prendre le pouls de la délégation: personne n’a envie de faire demi-tour, Trois-Rivières, on arrive!

Toilette «de luxe» et «avec vue»

La route 138 à Charlemagne et à Repentigny n’a pas grand-chose de bucolique. À Saint-Sulpice, on bifurque en prenant le chemin du Bord de l’Eau. Le premier tournant nous offre une halte paisible pour le lunch et une toilette «de luxe» (lire avec du papier de toilette) et «avec vue» sur le fleuve. Martin nous parle de son implication environnementale au Collège de Maisonneuve et au sein des mouvements étudiants, Jean-François documente notre randonnée en prenant des photos (#instagram), le dos d’Anne-Catherine prend une pause et Marie découvre même de la grande littérature dans un croque-livre.

On est content·e·s content·e·s.

Sur la photo: Martin, Catherine et Richard, «avec vue»

On reprend la route en passant à Lavaltrie, puis on s’arrête pour une pause d’étirements et de quasi-sieste dans le confortable gazon de Lanoraie. Il reste encore une trentaine de kilomètres à pédaler pour arriver au camping, et les coups de pédales sont un peu plus difficiles, mais on ne lâche pas.

Quand on quitte la 138 après Berthierville pour se retrouver au milieu des champs, ça fait du bien. La montée Ouest en terre est parsemée de «GROS TROUS», ce qu’on crie à tour de rôle pour aviser les autres cyclistes. Avant de quitter les champs, j’entends Marie qui annonce un «BAMBI» qui gambade dans les herbes. La route se poursuit sur le rang du fleuve qui porte bien son nom.

Bonjour, grenouilles!

Après 90 km, on arrive à la Marina Le Nid D’Aigle et on est accueilli·e·s par des centaines de grenouilles vertes. À mon tour de crier, cette fois «ATTENTION AUX GRENOUILLES». Je suis contente contente.

Notre guide au cart de golf se fait un plaisir de rouler jusqu’à notre terrain de camping (ou le terrain des grenouilles). On monte les tentes délicatement, s’assurant de ne pas écraser les petites grenouilles. Anne-Catherine et Marie ajoutent une touche de créativité à la tâche, supervisées par Erika et pas aidées pantoute par Jean-François. Richard s’aventure dans le boisé pour accrocher sa tente hamac. Loïc s’installe dans une grande tente, le gros luxe! La terrasse du resto bar offre le parfait apéro: 3 grosses frites, beaucoup de mayonnaise, des sachets de ketchup carrés, 2 pichets de bière et une sangria rouge sans gluten.

Qu’est-ce qu’on se marre!

Le plat de résistance, le chili des résistant·e·s, est savoureux. On en reprend une deuxième puis une troisième portion, à la fois parce que c’est bon et parce que c’est moins lourd dans le bedon que sur le vélo. Merci Erika! On profite de la pleine lune et de l’éclairage multicolore de nos voisin·e·s autour du feu. «Qu’est-ce qu’on se marre!» lance Marie. Le Grand-duc ponctue nos échanges de temps à autre.

Sur la photo: Déjeuner sous la pluie

La pluie nous accompagne au petit matin. Le café aussi. Pour le déjeuner, Erika nous a préparé un véritable bar à gruau: sucre, fruits déshydratés maison, cannelle, pépites de chocolat, noix, etc. Loïc nous prépare un bon lait de soya chaud, avec du chocolat chaud équitable. On rigole et se fout de la pluie dans nos habits imperméables.

On enfourche de nouveau nos vélos, bien motivé·e·s à compléter notre randonnée. Maskinongé, tu nous as presque «dooré» (emportiéré·e·s), Yamachiche n’avait pas de belle halte, mais on s’en est sorti·e·s pareil. Je pense que les bonbons au pamplemousse et les grains de café enrobés de chocolat qu’avait emportés Erika nous ont aidés.

Sur la photo: Richard, Loïc, Catherine, Anne-Catherine, Martin, Erika, Marie et Trois-Rivières par là!

La pause se fait brève en bordure de la route pour éviter de prendre froid. Notre prochain objectif est le brunch décadent et végane du Café Frida à Trois-Rivières. La nourriture semble être une source de motivation commune. Le parc du Lac Saint-Pierre est notre dernier arrêt avant Trois-Rivières. La vue est magnifique et les kitesurfers s’élancent dans les vagues. Loïc et Jean-François reprennent la route pour récupérer les véhicules qui nous ramèneront, et le reste du groupe file à Trois-Rivières. La cadence est bonne, et on aperçoit assez vite le pont Laviolette. On y est presque!

On parcourt les derniers kilomètres et parvient à notre destination brunch. Heureusement que Anne-Catherine est là pour nous rappeler qu’on est arrivé·e·s.

ON EST ARRIVÉ·E·S!

Finalement, il n’y aura pas de place au Café Frida, mais ce n’est pas grave. Nous aurons parcouru une distance totale de 150 km, sans pépin technique et sans crevaison! Quelle chance! Merci à Jean-François et à Richard qui ont transporté tout le matériel de réparation au cas où.

En soirée, nous tenons un 5@7 sous le thème de la justice climatique à la microbrasserie Le Temps d’une pinte. Quelques personnes sont venues pour l’événement, et c’est l’occasion d’entendre toute la délégation sur ses implications et ses idées pour une plus grande justice sociale et environnementale. Les thèmes vont des luttes autochtones, à l’équité entre les pays du Nord et du Sud, en passant par le spécisme.

Les vaillant·e·s cyclistes sur la photo: Loïc, Martin, Erika, Marie, Catherine, Jean-François, Anne-Catherine et Richard

40 ans plus tard, les choses ont beaucoup changé, et en même temps, il y a encore beaucoup de choses qu’on n’a pas réussi à changer. On parle encore de changements climatiques, de réduire la dépendance à l’auto individuelle, de recyclage, d’éducation relative à l’environnement.

La mobilisation significative des derniers mois marque certainement un tournant important dans le mouvement environnemental, qui s’étend à toute la société. Je nous souhaite collectivement de prendre conscience de l’ampleur de la crise climatique pour concrétiser une véritable transition. Pour nous, et pour toutes celles et ceux à venir.

Et comme dirait Jean-François: ENvironnement JEUnesse, je te souhaite un autre 40 ans et plein de projets malades!

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Crédit pour toutes les photos: Jean-François Veilleux