Un premier Festival de la décroissance rassembleur

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Le 6 octobre dernier avait lieu le tout premier Festival de la décroissance au Virage Campus MIL à l’Université de Montréal. Des membres du collectif Décroissance Conviviale, du Mouvement québécois pour la décroissance conviviale et des participant(e)s au mouvement social mondial de la décroissance ont mis sur pied l’événement de manière bénévole.

L’initiative est née de huit citoyen(ne)s engagé(e)s qui veulent changer le monde et le mener vers la décroissance… en commençant par Montréal. Ils se nomment Jérémy, Emma, Pascal, Alexis, Alix, Louis, Sébastien et Vincent. Derrière eux(elles) se cachent une équipe de bénévoles dévoué(e)s.

Une foule de participant(e)s au rendez-vous

Malgré le temps gris et froid, une foule beaucoup plus nombreuse que prévue s’est présentée pour entendre les conférencier(ère)s sur des thèmes tels que la transition énergétique, l’entreprise-monde comme frein à la décroissance, les basses technologies, la dotation inconditionnelle d’autonomie ou la stratégie de la masse critique. Des kiosques et ateliers sur le vélo d’hiver, le vermicompostage ou encore le mode de vie zéro déchet ont été présentés entre les rondes de conférences. En soirée, la projection de documentaires a animé l’événement.

Les organisateur(trice)s ont offert de la nourriture issue du dumpster diving – qui signifie littéralement plonger dans les bennes à ordure. Le dumpster diving consiste à dénicher de la nourriture jetée ou gaspillée par les commerces dans les bennes à ordure. Très souvent, on y trouve des fruits, des légumes et autres denrées encore en bon état. Cela permet alors de détourner les aliments de l’enfouissement, en plus de faire un pied de nez aux modes de consommation traditionnels.

Un pari réussi

Ce premier festival visait à sensibiliser les gens qui connaissaient peu ou pas le concept de la décroissance, à rassembler celles et ceux qui sont sensibles à la cause, en plus de permettre des échanges, discussions et réflexions.

Et le pari est-il réussi? « Il y a eu beaucoup de retours positifs. Ça a motivé beaucoup de gens à s’impliquer avec nous, mais aussi dans leur communauté », explique Alix Ruhlmann, l’une des organisatrices. D’ailleurs, la jeune diplômée en gestion de l’environnement a bon espoir d’être en mesure d’organiser d’autres petits événements comme des cercles de lecture ou des conférences sur des thèmes précis.

À plus long terme, les organisateur(trice)s ont aussi l’ambition de créer des capsules vidéos et d’oeuvrer à la mise oeuvre d’une transition décroissante.

Crédit photo : Quartier Libre