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Au début de l’été 2018, la communauté innue de Pessamit a mis sur pied une équipe de sensibilisation environnementale. C’est Madame Marie-Josée Picard, agente en environnement aux services publics de Pessamit, qui est derrière le projet Écopatrouille Pessamit 2018. Elle a invité Yannick Bacon-Benjamin, Jean-Patrick Bacon-Benjamin et Mathias Pinette, âgés entre 17 et 25 ans, à faire de la sensibilisation sur des sujets liés à l’environnement par le biais du porte-à-porte.

Différents sujets ont ainsi été abordés par ces écopatrouilleurs, dont la promotion de l’écocentre, le recyclage et les 3RV (réduction à la source, réemploi, recyclage, valorisation). Un sondage a également été mené quant aux habitudes de compostage dans les foyers. Sensibles aux impacts de leur mode de transport sur l’environnement, les jeunes hommes se déplacent à vélo.

Une initiative qui atteint l’ensemble de la communauté

Trois mois après le début du projet, 300 foyers avaient déjà été rejoints, soit la cible visée par Madame Picard. Des ateliers dédiés aux enfants ont aussi été réalisés. «Il s’agissait d’ateliers sur le recyclage et de capsules en lien avec les matières résiduelles qui ont été faites par l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador», explique Madame Picard.

De plus, les écopatrouilleurs ont participé à des événements communautaires tels que le pow-wow et la journée de la famille. Au cours de cette dernière, l’équipe d’écopatrouilleurs a tenu un kiosque et a fait la promotion de comportements écoresponsables à travers des jeux. Entre autres, une «roue écolo» a été organisée, une forme de quiz aux diverses catégories telles que «compostage» ou «recyclage», pour les visiteur(se)s. La tenue d’une «course au recyclage» a été un succès: deux équipes avaient entre les mains diverses affiches proposant une matière résiduelle. Le plus rapidement possible, les équipes devaient, chacune de leur côté, trier la canette, la pile, la matière organique et autres déchets entre les quatre catégories, soit «compostage», «recyclage», «écocentre» ou encore «poubelle».

La communauté de Pessamit ressent les effets des changements climatiques et y réagit

La communauté innue constate au quotidien l’impact des changements climatiques sur leur environnement. Notamment, la diminution de la quantité de graines rouges et de chicouté, deux plantes faisant partie de l’alimentation traditionnelle de la communauté de Pessamit, est apparente. «On vit nos saisons. On voit les changements. On les sent. Il y en a beaucoup qui ne peuvent pas aller dans leur territoire, parce que ce n’est plus gelé comme avant l’hiver», explique Marie-Josée Picard.

Madame Picard a plusieurs projets sur le feu pour répondre à cette réalité, dont la collaboration avec une cinéaste locale dans la réalisation de deux courts-métrages documentaires qui aborderont respectivement le transfert de connaissances intergénérationnel et la conservation de la flore dans leur communauté. De plus, Marie-Josée Picard souhaite mettre sur pied un magasin de réemploi à l’intérieur de l’écocentre.

La communauté de Pessamit est située à 54 kilomètres au sud-ouest de Baie-Comeau sur la côte nord du fleuve Saint-Laurent. Plus de 3 500 personnes en font partie.

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