La jeunesse francophone au cœur de la transition verte

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Le tout dernier numéro de la revue Liaison Énergie-Francophonie, publié par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, met les jeunes francophones en vedette.

Les projets et les initiatives présentés dans ce numéro montrent que la communauté – en particulier les jeunes – peut être la source de nombreuses possibilités de création d’emplois décents ayant un impact réduit sur l’environnement. En effet, les articles portent sur des thématiques variées telles que la gestion et la valorisation des matières premières et résiduelles, l’éducation et la formation, le bâtiment vert et les énergies renouvelables, l’agriculture et le reboisement, et le tourisme. De même, l’action citoyenne et l’engagement revêtent des aspects importants pour la jeunesse francophone.

Si les initiatives inspirantes mises en place par les jeunes sont nombreuses, il n’en demeure pas moins que la capacité d’action des jeunes est limitée par des obstacles notables. La jeunesse revendique un soutien accru et une meilleure reconnaissance de son potentiel. On peut identifier trois freins principaux, à savoir l’accès aux sources de financement, l’accès à l’information et à la formation, de même que la faible participation des jeunes dans les instances décisionnelles.

Les jeunes entrepreneurs tant dans les pays du Nord que du Sud soulèvent des difficultés d’accès au financement. Les banques sont souvent réticentes à consentir un prêt aux jeunes, l’accès aux technologies vertes demeure onéreux, et la recherche scientifique souffre d’un sous-financement.

La circulation des savoirs dans l’espace francophone est encore entravée ; l’accès à des données ouvertes devrait être favorisé à tous les niveaux. Aussi, le manque de formation dans les pays du Sud présente un défi. Le manque de main-d’œuvre locale qualifiée ainsi que le manque de formation entrepreneuriale freinent la mise en place d’entreprises vertes.

Enfin, il reste crucial d’impliquer davantage les jeunes dans un ensemble d’instances et de leur donner un véritable pouvoir décisionnel. La jeunesse doit avoir son mot à dire dans la création des programmes pour stimuler les emplois verts, dans l’élaboration de formations, dans l’établissement des critères d’octroi de bourses, de subventions ou de prêts, etc.

Les jeunes à qui nous donnons une voix dans ce numéro ont réussi à lever un ensemble de barrières. Elles et ils prouvent ainsi que la jeunesse constitue un acteur incontournable dans l’économie verte d’aujourd’hui.

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