Une invitation francophone

Par Delphine Gingras, directrice de production
7 décembre 2011

Hier soir, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), nous a cordialement invités à nous présenter à l’atelier : « Les enjeux en matière d’égalité des genres dans les négociations sur les changements climatiques [...] ».

Cette rencontre avait la particularité rafraichissante d’être tenue presque exclusivement en français. À l’exception de quelques allocutions anglophones, qui de toute façon étaient traduites, tous les intervenants étaient francophones. Ce survol du travail sur le genre dans la lutte aux changements climatiques permettait une mise au point de l’importance de la question dans les négociations internationales.

À cause de leurs tâches traditionnelles, les femmes ont un potentiel beaucoup plus grand d’être affectées par les catastrophes naturelles, répercutions directes des changements climatiques. Entre autre affectées à la recherche d’eau potable, elles doivent souvent marcher plusieurs kilomètres pour pourvoir aux besoins de leur famille. En cas de sécheresse, cette distance s’en trouve drastiquement augmentée. Au contraire, lors des inondations, il leur faut souvent purifier les ressources d’eau potable et parfois, elles sont même carrément détruites. Le temps consacré à la recherche d’eau est donc du temps en moins accordé pour l’éducation ou pour un travail rémunéré et c’est sans compter celui nécessaire pour la cuisine, l’agriculture et les enfants.

La question de la langue est directement liée à celle du genre à cause de la précarité de l’instruction chez les femmes. Il devient plus difficiles pour elles d’apprendre l’anglais, langue des négociations et ainsi, plus compliqué de faire valoir leur point de vue à l’échelle internationale.

Qu’en est-il de l’ONU ?

Ce n’est que très récemment que des références au genre ont été ajoutées à la convention cadre sur les changements climatiques des Nation Unies. Les femmes doivent être incluses non-seulement à cause de leur vulnérabilité, mais aussi parce qu’elles ont une expérience de vie différente. Le gouvernement finlandais a aidé à la participation féminine en créant le Fond pour les Femmes déléguées, facilitant leur intégration. À Cancun, l’année dernière, 30% des membres des délégations officielles et 5% des chefs de ces délégations étaient des femmes.

Pour les panelistes présents hier, les changements climatiques sont l’occasion de briser la distribution traditionnelle des tâches qui rend la question beaucoup plus complexe en la séparant selon l’individu plutôt que selon une approche globale.

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