Rendre à César ce qui est à César

Par Emmanuel Précourt Senécal, journaliste
2 décembre 2011

Pendant la conférence de Durban, toute l’attention du monde est dirigée vers les actions et inactions de nos États. Si critiquer les gouvernements est essentiel, il faut également voir au-delà.

Décembre vient de commencer, mais il fait une chaleur suffocante dans le restaurant. Autour de la table, des membres d’Équiterre, de la Délégation jeunesse du Québec, de l’Université de Sherbrooke, etc. Plus d’une dizaine d’écologistes qui se demandent ce qu’ils vont manger. Au milieu de la discussion, on entend : « Tiens, ils ont des crevettes. Dommage que leur élevage ravage les fonds marins. »

Le commentaire peut sembler anecdotique, mais il témoigne d’une attitude primordiale pour lutter contre les changements climatiques : l’écocitoyenneté. Ce concept directement relié au développement durable consiste à prendre conscience des implications environnementales qu’ont chacun de nos choix.

On passe beaucoup de temps, à Durban et ailleurs, à critiquer l’inaction de notre gouvernement. Il faut le faire, c’est une certitude absolue, mais l’éco-citoyen est également un acteur principal du changement sociétal nécessaire pour contrer les changements climatiques.

Évidemment, on peut devenir fou à force de chercher constamment la voie du moindre impact. Il ne faut pas le voir comme une contrainte, mais bien comme un processus. Il est important de réaliser les impacts de nos choix, mais ensuite d’accepter que nous aurons toujours un impact sur notre environnement. C’est alors seulement qu’on peut prendre les décisions les plus éco-citoyennes, tout en respectant ses propres limites et ses propres besoins. (D’ailleurs, certains ont pris des crevettes finalement.)

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