RÉSUMÉ RAPIDE !

Par la UKYCC (traduit et adapté par Jean-François Veilleux)
9 décembre 2011

Au cours des prochaines 24 heures, nous pourrons observer si la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) apportera une solution aux changements climatiques ou si les gouvernements s’embourberont dans des engagements sans ambition qui feront stagner les négociations pour les huit prochaines années, soit jusqu’en 2020.

D’abord grâce au vidéo de la Coalition jeunesse du Royaume-Uni pour le Climat (UKYCC), nous pouvons avoir une excellente idée de la première semaine de négociation, couronnée par la sortie du premier texte de cette conférence des parties (CdP), qui comprenait presque tout ce qui traite de la politique climatique.

Cet engouement venait probablement du fait que la 17e CdP était perçue comme étant le début de la fin des négociations sur le climat, ce qui fait que meubler la maison en cours de construction semblait logique pour tous.

Toutefois, certains pays plus hostiles avait une autre idée en tête ; bloquer le processus des négociations. Voyons qui étaient ces pays :

Canada : Autrefois vu comme le « bon gars » des négociations sur le climat, le « bon gars » a découvert les sables bitumineux et les revenus associés aux industries sales. C’en fût aussitôt terminé de sa réputation, et le « bon gars » a finalement décidé, pour protéger ses amis pétroliers, de tuer les négociations et de divorcer du Protocole de Kyoto.

États-Unis : Une dépendance aux énergies fossiles auxquelles carburent ses grosses industries ne lui laisse pas une grande marge de manœuvre pour réduire considérablement ses émissions de GES. Il faut aller vers le renouvelable !

Arabie-Saoudite : Très silencieux durant toute la 17e CdP, on peut s’attendre qu’il lève le ton et empêche les négociations d’avancer lorsque des cibles de réductions significatives seront proposées.

Brésil : Étrange pays pour être un mauvais garçon, considérant le fait qu’il a accueilli le premier Sommet de la Terre et qui accueillera l’année prochaine Rio+20. Le problème est qu’il s’enligne de plus en plus sur les États-Unis, en plus de considérer la forêt Amazonienne comme un actif forestier à exploiter, plutôt qu’une richesse collective à protéger.

Que dire du Royaume-Uni et de l’Union Européenne ?

Le R-U et l’UE sont tous deux de véritables amoureux du Protocole de Kyoto et des engagements forts en rapport avec le développement durable. Le problème est qu’ils sont trop peu bruyants et très concentrés sur les problèmes financiers sans diriger l’action mondiale dans la lutte contre les changements climatiques. Les deux pourraient très bien remplir ce rôle de leader.

Au cours des deux dernières journées, la jeunesse et la société civile ont poussé des pays comme ceux là pour qu’ils s’engagent à appliquer des mesures comme la taxe « Robin des bois » ou le Protocole de Kyoto.

Le Protocole de Kyoto est un accord légalement contraignant émanant des négociations sur le climat de 1997. Ce texte demande aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (les États-Unis ne l’ont pas signé) et sa première période d’engagement vient à échéance en 2012. Le Protocole de Kyoto comporte son lot de problèmes lorsque vient le temps d’avoir des actions efficaces contre les changements climatiques ; toutefois il faut sauver le Protocole de Kyoto et faire pression pour une seconde période d’engagement, afin de faire en sorte que les pays soient légalement contraints de réduire leurs émissions, au lieu de se retrouver avec un fossé de huit ans sans engagements avant qu’un traité ne sont conclu et mis en application.

Les jeunes canadiens et américains ont également réagit aux face aux prises de positions de leur pays respectif en effectuant des actions directes en plénières, alors que leur représentant effectuait leur discours d’ouverture. Les Canadiens se sont levés et ont tourné le dos au ministre Kent, alors qu’Abigail Borah a prononcé un contre-discours en plénière alors que Todd Stern s’adressait aux représentants. Ces actions ont fait en sorte que les protestataires se fassent évincer de la CdP, mais le message restait tout de même clair de la part de la société civile : même en perdant notre accès à la conférence, nous gagnerons une voix.

Photo : Steven Guilbeault

Et la Délégation de la jeunesse du Québec dans tout cela ?

Nous nous efforçons de suivre le flot d’information qui nous inonde et nous vous transmettons ce qui se passe via les réseaux sociaux ou encore notre site Internet. Il ne reste plus grand temps à la 17e CdP, mais la tension est à son comble ! Soyez-y avec nous !

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