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Paysage comestible du Cégep de Drummondville

Mode d’emploi d’un projet magnifique à reproduire !
11 juin 2015

Ce projet d’agriculture urbaine est une initiative étudiante qui a pour but de faire connaître des variétés de plantes indigènes et rustiques, d’offrir des aliments gratuits et de permettre à la communauté collégiale de faire de l’agriculture urbaine. Il a reçu le prix « Retombées » au 16e concours intercollégial de développement durable Délirium durable en avril dernier.

Trois étudiants finissants en sciences humaines ont choisi de faire leur projet de fin de DEC sur les Incroyables comestibles !. Ils en ont parlé au CACE (conseil de concertation et d’action en environnement), puis à la direction du Cégep de Drummondville, qui leur a donné le feu vert.

« Le paysage comestible, c’est un aménagement paysagé particulier qui est composé d’arbres et d’arbustes produisant des aliments comestibles, tel que des fruits et des noix », précise Jérémy Hamel, coordonnateur du comité de gestion du projet. (Le projet est financé par l’Association générale étudiante du Cégep de Drummondville et est autogéré par son comité.)

Les activités du comité étudiant « Paysage comestible » sont ouvertes à tous. Une des initiatives est de permettre aux finissants des écoles secondaires de la région de recevoir gratuitement une formation reconnue, donnée par l’École d’été en agriculture urbaine de l’Université du Québec à Montréal, qui se tiendra du 10 au 14 août prochain.

Les aménagements paysagers comestibles proposés dans ce projet visent non seulement une réduction directe des surfaces gazonnées, mais aussi l’implantation de plates-bandes nécessitant beaucoup moins d’entretien et d’arrosage par l’utilisation de paillis végétal (copeaux, feuilles mortes, paille, etc.) et d’espèces vivaces. Le concept est inusité, puisqu’il intègre des plantes vivaces qui seront toutes comestibles (fines herbes, fleurs comestibles, arbres et arbustes fruitiers ainsi que des plantes potagères annuelles qui ne demandent pas trop d’entretien pendant la saison estivale, quand les étudiants sont absents).

Objectifs du projet

1. Réduire les surfaces engazonnées afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre reliées à l’entretien des pelouses et accroître le potentiel de séquestration du carbone des espaces verts urbains et semi-urbains.

2. Informer, sensibiliser et former les gens de la communauté collégiale puis locale sur les paysages comestibles et leur utilité dans la lutte contre les changements climatiques.

3. Favoriser l’adoption de comportements durables de gestion écologique des aménagements paysagers.

4. Favoriser une expérience humaine intéressante où les étudiants créent entre eux des liens d’amitié, d’entraide et d’échange.

5. Fournir aux étudiants un moyen d’acquérir des connaissances en jardinage.

6. Favoriser une saine nutrition par la culture et la consommation d’une nourriture fraîche, saine et variée.

7. Initier au respect de la nature et de l’environnement.

8. Contribuer à l’embellissement du milieu et à l’amélioration de la qualité de vie.

Réalisation d’un paysage comestible : mode d’emploi !

Tout d’abord, l’implantation d’un Paysage comestible exige, dès le départ, une très bonne planification. On ne peut se permettre d’improviser, compte tenu des coûts, du temps et des efforts que devront consacrer tous les partenaires impliqués dans une telle démarche. Cette planification rigoureuse doit inclure une étape préparatoire et une vision du développement du paysage comestible dans un avenir à court et moyen terme, un élément essentiel au succès du projet.

Étapes et éléments à prendre en considération :

  • Voir à utiliser au maximum les ressources du milieu et les ressources renouvelables ;
  • Réfléchir aux couleurs, aux textures, à l’espace requis ;
  • S’inspirer des formes de la nature pour créer le paysage. C’est l’homme qui met tout en ligne droite parce que c’est plus pratique. Les courbes c’est naturel. On peut créer son design avec des spirales, des bulles, des méandres, des explosions ;
  • Choisir des espèces en fonction de nos besoins et de leurs fonctions (médicinale, repoussant les insectes, voisinage bénéfique…) ;
  • Observer son terrain (type de sol, ensoleillement, plantes déjà présentes, humidité du sol) ;
  • Observer les sentiers naturels créés par les gens qui circulent sur le terrain ;
  • Déterminer le temps que l’on souhaite accorder à l’entretien ;
  • Choisir les plantes et réaliser son plan d’aménagement ;
  • Procéder à la réalisation plate-bande par plate-bande ;
  • Accepter de se tromper dans le choix de certaines plantes, mais ne pas abandonner ;
  • Déguster !

Conclusion

Les participants doivent réfléchir sur un concept et concevoir le plan de l’aménagement paysager comestible. Chaque butte thématique peut être regroupée avec une association particulière de plantes comestibles. Les thèmes, tels que les plantes médicinales, les plantes sauvages, la spirale de fines herbes, etc.

Pour en savoir plus sur le paysage comestible et les activités du comité, il suffit de faire parvenir un courriel à l’adresse : paysage.comestible.cdrummond hotmail.com

Les trois instigateurs, Alexandre Pouliot, Véronique Hamel et Andréanne Simard, en compagnie de François Desroches, de l’ AGECD. © Photo TC Media - Ghyslain Bergeron

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