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La place de la jeunesse à la COP20

Par Alex Cool-Fergus
16 décembre 2014

Lors des deux dernières semaines, les jeunes présents à la conférence des parties (COP) ont combattu avec ardeur pour faire valoir leurs points de vue et leurs inquiétudes face au processus de négociations sur le climat. Pourtant, comme à chaque année, les grandes décisions se sont quand même prises entre les ministres. Malgré l’activisme et la passion des jeunes présents à la COP, peut-on dire que nous atteignons réellement nos objectifs ?

Le secrétariat de la COP utilise souvent le thème de la jeunesse de manière symbolique. Je me suis souvent fait dire que nous serons les « leaders du futur », mais pourquoi ne pas nous donner des positions de leadership aujourd’hui ? À la COP, lorsque la jeunesse tente de faire valoir ses opinions ou même juste lorsque nous posons des questions, les « vrais » négociateurs ne veulent rien savoir. Ils répètent sans cesse qu’ils travaillent pour nous et pour les générations futures, mais en réalité, la voix des jeunes est drastiquement sous-représentée lors des négociations sur le climat.

Même à l’intérieur des organisations jeunesse à la COP, il y a des difficultés, des manques de communication et des divisions. C’est normal : rassemblez plus de 100 personnes de n’importe quel âge dans un contexte aussi intense que la COP et vous trouverez toujours des désaccords ! Plusieurs délégations jeunesse sont présentes à COP, mais pas toutes pour les mêmes raisons : il y avait des différences marquées entre les délégations en ce qui concerne les types d’actions qui sont prises, les priorités et les propositions.

En raison du peu d’influence qu’il est possible d’avoir sur les résultats de la COP, je me suis questionnée à savoir s’il serait plus utile de prioriser l’activisme au niveau local. Qu’est-ce qui règlera le mieux la crise environnementale ? Je ne peux pas dire avec certitude que j’aie conclu quoi que ce soit.

Je crois fermement que des problématiques locales soient résolues par des initiatives locales, mais je suis aussi de l’avis que le développement d’accords internationaux est crucial, et ce, avec le soutien de la jeunesse et de la société civile. Si nous n’étions pas là, nous n’aurions vraiment aucun mot à dire dans les décisions prises pour la planète. J’ai pu constater de mes propres yeux que la pression que nous mettons sur nos gouvernements ainsi que sur le corps international permet d’achever des petites victoires ici et là. Notre présence est non-négligeable. Nous portons en nous la voix unique de la jeunesse et des mouvements que nous représentons.

L’immensité de la crise à laquelle nous faisons face, et les mécanismes élaborés par l’ONU afin de la régler, peuvent être intimidantes. Oui, elles sont hyper compliquées à comprendre, mais il faut savoir que derrière chaque point d’ordre, chaque élément du texte, chaque paragraphe alternatif, il y a une idée, et que cette idée vient de quelque part. Pourquoi ne pas faire en sorte qu’elle vienne de nous ?

Alex Cool-Fergus

Originaire de Gatineau, Québec, Alex Cool-Fergus a étudié à l’Université de Sherbrooke au baccalauréat en études de l’environnement. Avec la Délégation jeunesse canadienne, elle prendra part à la conférence de Lima sur le climat (COP20). En 2011, Alex a eu la chance d’être bénévole dans un organisation non gouvernementale (ONG) environnementale à Yellowknife, ce qui a allumé son désir de dévouer sa vie au domaine prestigieux de l’activisme (haha !). Depuis ce temps, elle a entre autres participé à la fondation de la Coopérative de vélos La Déraille et œuvré au sein de l’organisme Campus Durable à l’Université de Sherbrooke.

SAR présenté par RECYC-QUÉBEC CPE durable Cégep vert du Québec
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