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La lutte aux changements climatiques en tant que geste solidaire

Par Alex Cool-Fergus
11 décembre 2014

Mercredi était la journée des droits humains à la conférence de Lima (COP20). Elle suivait la journée du genre et celle de la jeunesse. Oui, je le sais, ces journées thématiques n’ont pas d’impact sur les décisions qui sont prises en plénière. Toutefois, elles soulignent à quel point les changements climatiques sont inter-reliées avec une grande diversité de problématiques comme la pauvreté, l’inégalité des genres, le racisme ou le bafouage des droits autochtones et des droits humains. Les enjeux sont réels, puis sans action concrète et immédiate, toutes ces problématiques seront multipliées pour nous, la jeunesse, ainsi que pour les générations futures.

Avant de partir pour Lima, j’ai lu dans un article que les COP sont des forums où se mêlent le colonialisme, le capitalisme et les changements climatiques. Je dois avouer que je suis d’accord. Le colonialisme se manifeste par les pays les plus riches qui se voient confier des pouvoirs illégitimes découlant du fait qu’ils peuvent soumettre ou retirer du financement aux pays en développement. Le capitalisme, lui, profite de toutes les opportunités pour marteler sa position sur l’assouplissement des régulations et des normes, peu importe le prix en vies humaines ou en émissions futures de gaz à effet de serre. Enfin, les changements climatiques sont bel et bien présents à tous les jours, surtout pour les gens provenant de communautés au front des désastres climatiques.

La semaine dernière, dans un discours émouvant, un représentant jeunesse autochtone de la Bolivie a énoncé que son peuple est en voie d’extinction à cause des changements climatiques, puisque sans leurs terres ancestrales, ils n’ont plus de raison de vivre. Et encore cette semaine, le méga ouragan Hagupit est en train de dévaster les Philippines, entraînant le déplacement de millions de personnes qui se retrouveront peut-être sans logis. Si nos dirigeants actuels peuvent rester indifférents devant des témoignages aussi percutants, des évènements météorologiques horrifiants, des bouleversements de communautés humaines et la destruction d’écosystèmes, comment pouvons-nous les convaincre de résoudre la crise climatique ?

À la COP20, on parle d’adaptation, de marché du carbone, de pertes et dommages, mais qu’en est-il de l’atténuation et de la transition vers un monde plus juste ? La lutte pour le climat n’est qu’une partie d’un mouvement citoyen plus large dont les balbutiements se font déjà entendre : la justice climatique passe par un système économique équitable, une éducation critique et accessible, des communautés revigorées et un respect non seulement pour notre prochain, mais aussi pour l’environnement dans lequel nous vivons. Soyons solidaires avec nos sœurs et nos frères humains pour réclamer un environnement sain : c’est tout ce que nous avons.

Alex Cool-Fergus

Originaire de Gatineau, Québec, Alex Cool-Fergus a étudié à l’Université de Sherbrooke au baccalauréat en études de l’environnement. Avec la Délégation jeunesse canadienne, elle prendra part à la conférence de Lima sur le climat (COP20). En 2011, Alex a eu la chance d’être bénévole dans un organisation non gouvernementale (ONG) environnementale à Yellowknife, ce qui a allumé son désir de dévouer sa vie au domaine prestigieux de l’activisme (haha !). Depuis ce temps, elle a entre autres participé à la fondation de la Coopérative de vélos La Déraille et œuvré au sein de l’organisme Campus Durable à l’Université de Sherbrooke.

Photo : courtoisie de Megan Van Buskirk

SAR présenté par RECYC-QUÉBEC CPE durable Cégep vert du Québec
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