La jeunesse du Québec rencontre le ministre Peter Kent

Par Emmanuel Précourt Senécal, journaliste
9 décembre 2011

Mercredi dernier, un membre de la Délégation de la jeunesse du Québec a pu rencontrer le ministre de l’Environnement du Canada pour lui présenter les positions de la jeunesse.

Tout va très vite à la conférence de Durban, trop vite parfois. Mercredi, nous avons reçu une invitation du ministre pour le rencontrer quinze minutes plus tard. Malheureusement, j’étais le seul membre du groupe présent au centre de conférence et c’est seul que j’ai dû aller défendre la jeunesse québécoise auprès de Peter Kent.

Sur la position canadienne, un bla bla insipide

Le ministre a écouté nos positions sur le Protocole de Kyoto, qui doit absolument être prolongé sous une deuxième période d’engagement. Il nous a cependant radoté un résumé remâché de l’immorale position canadienne qui refuse toute possibilité de participer à une deuxième période ou même de se doter d’objectifs de réduction plus ambitieux. Il a également défendu l’industrie pétrolière en prétendant que « elle permettait de payer pour les programmes sociaux canadiens. »

Le ministre de l’Environnement a également affirmé que l’argent que le Canada octroiera à trois projets en Afrique et en Amérique latine le plaçait en bonne position pour critiquer les pays émergents, notamment le Brésil et la Chine.

La place de la jeunesse, pas une priorité

Peter Kent a reconnu que la voix de la jeunesse est importante et doit être prise en considération par les décideurs politiques. Cependant, il n’a pas considéré notre proposition de réintroduire des représentants de la jeunesse au sein de la délégation officielle comme c’était le cas avant 2006. Comme l’ambassadeur Guy St-Jacques avant lui, il s’est réfugié derrière l’argument selon lequel la délégation canadienne est déjà sujette à des compressions budgétaires et ne peut se permettre des membres supplémentaires. Le ministre a néanmoins affirmé qu’il souhaitait rencontrer l’ensemble de la Délégation de la jeunesse du Québec à notre retour au pays.

La société civile, moins écoutée que les pollueurs

Malgré le peu d’avancées qu’a permis cette rencontre, la délégation doit se considérer chanceuse d’avoir pu présenter ses positions au ministre. En effet, ce dernier a été avare de rencontres avec la société civile, dédaignant notamment de rencontrer le Réseau action climat Canada. Il semble que le ministre de l’Environnement, Peter Kent, préfère rencontrer les représentants de l’industrie pétrolière tel que Chevron durant son séjour à Durban plutôt que les représentants de ses citoyens.

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