L’espace francophone africain, le Québec et l’éducation relative à l’environnement

19 avril 2017

Avoir une bonne gestion des déchets résiduels dans son quartier. Choisir la voiture électrique ou choisir de ne pas avoir de voiture du tout. Savoir ce qui est à l’origine des ouragans et les aggrave dans les Caraïbes ou encore les sècheresses en Afrique subsaharienne.

Toutes ces réflexions peuvent être réalisées par une formation, une sensibilisation, une participation populaire, un accès à l’information et surtout une éducation relative à l’environnement (ERE). Avec ces exemples d’application, cette forme d’éducation semble aussi vaste que large, elle est pourtant un élément essentiel de la réponse mondiale aux changements climatiques.

La place de l’ERE est reconnue par les 197 parties (États) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui participent aux négociations internationales sur le climat depuis plus de vingt ans. En effet, à l’article 6 de cette Convention, mise sur pied en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, on démontre l’engagement des parties envers l’éducation, la formation et la sensibilisation du public dans les questions climatiques.

De plus, l’Accord de Paris (AP), conclu en décembre 2015, tient à en souligner l’importance. Ainsi, cet accord affirme, dans son préambule, « l’importance de l’éducation, de la formation, de la sensibilisation de la participation du public, de l’accès de la population à l’information et de la coopération à tous les niveaux sur les questions traitées dans le présent Accord ».

D’autres dispositions de l’AP traitant du renforcement des capacités des pays en développement pour lutter contre les changements climatiques reconnaissent l’importance de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation du public à cet égard.

Dans les faits, bien que tous les États s’entendent pour dire que l’éducation est primordiale en environnement, peu d’actions et de négociations portent sur la question lors de conférences internationales. À cet effet, il faut mentionner qu’il n’existe aucune uniformité d’un pays à l’autre, ni d’un État fédéré à un autre, si l’on pense au cas du Québec, lorsqu’il s’agit d’ERE.

Néanmoins, une absence d’uniformité ne veut pas dire que rien n’est fait. Effectivement, plusieurs exemples issus de l’espace francophone africain démontrent que des actions sont déjà mises en branle en ERE, que ce soit de manière formelle ou informelle. Ainsi, il est possible de se demander comment s’articulent ces engagements internationaux dans l’espace francophone africain, et surtout, dans quelle mesure ils peuvent s’appliquer au Québec, le cas échéant.

Awovi Komassi et Philippe Nadon étaient délégués d’ENvironnement JEUnesse à la 22e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, tenue à Marrakech, au Maroc, du 7 au 18 décembre 2016. Combinant des recherches théoriques et sur le terrain, les deux étudiants se sont demandés que retenir de l’espace francophone africain pour une meilleure éducation relative à l’environnement au Québec.

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