L’écologie du groupe

Par Jean-François Veilleux, analyste politique
2 décembre 2011

En ces temps où on nous demande constamment d’être rapide, efficace et productif, nos relations humaines n’ont jamais été aussi confuses. Nous devenons « amis » au clic d’une souris, nous diffusons à qui veut bien lire tout ce que nous faisons et nous savons exactement ce que font nos connaissances qui habitent l’autre bout du monde, mais nous hésitons à sortir de notre bulle informatique pour aller vers l’autre et avoir un véritable contact humain.

Ce manque de chaleur humaine qui semble définir crée de véritables situations explosives où on en vient à tenter de « gérer » les émotions des membres d’une équipe. Lors de situations de tension, les personnes laissent tomber leurs masques et se retrouvent sans défense. Dans ces situations il est important de revoir à l’écologie du groupe. Couper toutes les sources de pollutions, décrocher entièrement pendant quelques heures, histoire d’avoir une véritable conversation qui mène à la résolution des problèmes vécus par les membres de l’équipe et permettre à chacun d’évoluer.

Alors que nous sommes submergés par les outils de communication nous n’avons jamais si peu communiqué entre nous, nous isolant derrière de minuscules écrans comblés par des milliers d’applications qui servent elles aussi à ériger un mur entre nous tous, souvenons-nous que la développement durable débute avec nos relations humaines, et par ce fait, nous même.

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