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Innovation et investissement vers une nouvelle économie

10 décembre 2014

Le rapport « The New Climate Economy » soutient que les pays peuvent atteindre des objectifs à la fois de croissance et de lutte aux changements climatiques. Quelles sont les opportunités pour les pays d’innover et d’investir dans une croissance à faible émission de carbone ? Quelles politiques peuvent soutenir ces objectifs ? Comment les stratégies des régions développées et en développement diffèrent ? Ces questions étaient à l’ordre du jour de l’événement « Innovation et investissement : moteurs d’une croissance économique à faible émission de carbone pour une nouvelle économie climatique » le 8 décembre à la conférence de Lima.

Une croissance économique différente, une meilleure croissance

Felipe Calderón, ancien président du Mexique et président de la Commission mondiale sur l’économie et le climat, a pris la parole en premier. Selon Calderón, il est évident que nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), mais pourquoi n’en faisons-nous pas assez ? Sa réponse réside dans la perception générale que les mesures pour lutter contre changements climatiques impliquent des coûts importants et des sacrifices dans la croissance économique.

Or, cette perception est fausse de l’avis de Calderón. En effet, nous devons changer notre système économique pour une croissance différente, une meilleure croissance.

Des changements radicaux de nos systèmes économiques

Pour ce faire, nous devons opérer trois changements critiques dans nos systèmes économiques. Premièrement, « nous devons décarboniser nos systèmes énergétiques ». Puis, deuxièmement, nous devons nous attaquer à la question de l’utilisation des terres. En effet, les différents usages des terres – la foresterie et l’agriculture par exemple – sont responsables de 25 % des émissions de GES à l’échelle mondiale. Troisièmement, nous devons repenser l’aménagement de nos villes – notamment au niveau de la densification du territoire.

L’ancien président du Mexique identifie également trois moteurs clés de la croissance. D’abord, il propose d’améliorer l’efficacité dans l’utilisation des ressources. Puis, il suggère de revoir les investissements dans les infrastructures. Pour illustrer cette idée, il lance une question à l’audience : « pourquoi investissons-nous davantage dans les sources d’énergie traditionnelles alors que nous pourrions investir le même montant dans le transport public ? » Enfin, il rappelle que l’innovation ne se produira pas d’elle-même. Au contraire, nos sociétés ont besoin de bonnes politiques publiques et d’incitatifs pour stimuler l’innovation.

Aujourd’hui, nous subventionnons un modèle économique à forte émission de carbone, ce qui inhibe l’innovation. Pourtant, les énergies renouvelables sont de plus en plus concurrentielles. L’énergie solaire, à titre d’exemple, est 80 % moins coûteuse qu’il y a huit ans. De plus, les énergies éoliennes et solaires sont devenues compétitives sur plusieurs marchés, et ce, même sans subventions.

Promouvoir l’innovation pour une économie à faible carbone

Comme l’a souligné l’économiste britannique et directeur actuel du Grantham Institute for Climate Change and the Environment à la London School of Economics, « l’innovation est fondamentale ». Parmi les moyens d’encourager l’innovation, Felipe Calderón a évoqué plusieurs pistes : mettre un prix sur le carbone, lancer des signaux politiques, réduire le coût du capital pour les technologies à faible émission de carbone, réduire les barrières au commerce et aux nouveaux modèles d’entreprise dans les technologies à faible émission de carbone, tripler la recherche dans les domaines énergétiques, etc.

Pour consulter le rapport « The New Climate Economy ».

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