Et si on parlait français ?

Par Olivia Toussaint-Martin, agente de liaison internationale
28 novembre 2011

Ayant tout juste posé le pied sur le continent africain, la Délégation de la jeunesse du Québec prend d’assaut l’un de ses principaux objectifs : enrichir la communauté francophone à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de sa perspective unique.

La francophonie, une institution qui organise les relations politiques et de coopération entre les États et gouvernements ayant en partage l’usage de la langue française, constitue un agent influent dans le cadre des négociations sur le climat. Selon le représentant de la présidence suisse de la Francophonie à la conférence, un groupe qui a comme dénominateur commun la langue représente une force unique qui transcende les frontières et les groupes de négociations et offre donc une perspective unique sur les enjeux liés aux changements climatiques.

Puisque la langue française est au coeur des préoccupations de la majorité des Québécois, je suis allée voir de plus près les activités organisées par l’Organisation Internationale de la Francophonie dans le cadre de la Conférence des Parties, en commençant par la rencontre préparatoire destinées aux délégués francophones. À cette rencontre, des experts présentent le « Guide des négociations », préparé par une firme de consultation québécoise, ainsi que les enjeux principaux qui seront à l’agenda de la conférence. Par contre, comme dans toute conférence, les discussions les plus importantes se font en marge des négociations formelles. C’est donc en parlant directement avec les délégués francophones du Rwanda, du Burundi et du Sénégal que j’ai véritablement réalisé l’importance d’avoir un réseau francophone. D’abord, le fait d’avoir en commun une langue semble faciliter les contacts. En effet, les discussions que j’ai entretenues avec des délégués haut placés étaient non seulement chaleureuses, mais aussi très engageantes. En effet, les membres de la délégation ont pu l’expérimenter lorsqu’ils ont discuté en français avec le négociateur en chef du Canada, Monsieur Guy St-Jacques. Le fait de partager une langue commune permet un contact plus chaleureux que dans une rencontre ou l’anglais dominerait et où chacun s’exprimerait dans une langue seconde. De plus, pour plusieurs délégués, la francophonie est une plateforme inégalée pour recevoir de l’information de qualité dans leur langue maternelle et de pouvoir discuter des enjeux climatiques sans obstacle linguistique.

La jeunesse s’organise

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et d’ambition que la délégation a initié des activités pour rassembler la jeunesse francophone sous un réseau de collaboration. À la conférence de la jeunesse (voir ci-haut), nous avons animé un atelier où des jeunes de l’Afrique, du Canada et de l’Europe ont développé le projet d’un « Groupe Francophone de la Jeunesse ». La coalition espère pouvoir produire et partager une plus grande variété de contenu en français afin d’assurer une représentation plus juste de la francophonie au sein des négociations sur les changements climatiques.

L’anglais s’impose comme étant la norme lors des rencontres internationales… et si on parlait français ?

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