Entre insouciance, déni et hypocrisie

Réponse à l’allocution de Peter Kent
9 novembre 2011

Hier, le 8 novembre 2011, l’honorable Peter Kent, ministre de l’Environnement du gouvernement du Canada a fait une allocution au Toronto Economic Club au sujet de l’adaptation aux changements climatiques à l’intérieur des frontières canadiennes. Force est de constater qu’une fois de plus, le gouvernement canadien refuse d’inclure des cibles de réductions des émissions de gaz à effet de serre contraignantes à son plan d’action. Il est clair que le gouvernement du Canada joue à l’autruche en niant les menaces que représentent les changements climatiques.

Dans un élan d’hypocrisie, le gouvernement, par la voix de son ministre, a décidé de débloquer 148,8 millions de dollars sur cinq ans, soit 30 millions par an, pour permettre de financer des initiatives d’adaptation aux changements climatiques. À simple titre de comparaison, le gouvernement du Québec, au cours des cinq dernières années, a investi plus de 100 millions de dollars pour la même raison.

Cette fumisterie annoncée par le représentant du gouvernement porte à croire que le Canada, non seulement ne respectera pas ses engagements pourtant pris lors de la première période du Protocole de Kyoto mais, en plus, n’a aucunement l’intention de s’engager pour une deuxième période, soit après 2012.

À la veille de la 17e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, il est inquiétant de constater que le gouvernement fédéral ne fait aucun effort pour faciliter les négociations internationales, en plus de refuser de se rallier à toute initiative ou autre engagement contraignant qui ne soit pas ratifié par l’ensemble des pays émetteurs de gaz à effet de serre. Or, le Canada est un grand émetteur en plus d’être en mesure d’atténuer ses émissions, et ce, bien plus que les pays en développement.

À défaut de jouer un rôle constructif dans la lutte aux changements climatiques, le gouvernement canadien peut toujours se féliciter de gagner des prix fossiles (prix citrons) en raison de sa grande contribution à faire échouer les pourparlers et accords internationaux.

En tant que membres de la Délégation de la jeunesse du Québec, nous considérons que les impacts et menaces des changements climatiques exigent un sérieux virage de la part du gouvernement canadien. L’inaction, l’insouciance et le déni de nos dirigeants politiques sont totalement inacceptables. Cette attitude honteuse est d’ailleurs dénoncée de toutes parts par les organisations environnementales et par les autres partis politiques.

Pis encore, le gouvernement actuel ignore la volonté des Canadiens qui, pourtant, placent l’environnement parmi leurs priorités. À titre de représentants de la jeunesse et des générations futures, nous ne manquerons pas de rappeler à notre gouvernement ses obligations en matière de lutte aux changements climatiques.

Par les membres de la Délégation de la jeunesse du Québec
ENvironnement JEUnesse
www.enjeu.qc.ca/delegation

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