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Appui à la Coalition vigilance oléoduc (CoVO)

Équiterre, Greenpeace, le WWF, ENvironnement JEUnesse et Nature Québec appuient les citoyens de la Coalition vigilance oléoduc
14 mai 2013

Montréal, le 14 mai 2013 - Un groupe de citoyens, regroupé sous le nom de Coalition vigilance oléoduc, a demandé aujourd’hui une audience publique au gouvernement du Québec afin de mieux évaluer les risques du projet d’inversion et d’expansion de la ligne 9b d’Enbridge et de l’arrivée des sables bitumineux au Québec. Greenpeace, Équiterre, le Fonds mondial pour la nature (WWF), ENvironnement JEUnesse et Nature Québec appuient cette revendication et demandent au gouvernement du Québec de passer de la parole aux actes pour protéger l’environnement et ses citoyens. Une évaluation environnementale rigoureuse et indépendante sur les risques engendrés par le transport des sables bitumineux par pipeline doit être réalisée et rendue publique.

« Le gouvernement du Québec doit être plus proactif quant à la sécurité des pipelines au Québec, afin de protéger notre eau potable et la santé des Québécois », a affirmé Steven Guilbeault, directeur adjoint d’Équiterre. « Alors que le gouvernement s’apprête à élaborer sa nouvelle vision énergétique, il ne peut pas encourager la production d’une énergie fossile qui contribue aux changements climatiques. La production des sables bitumineux du Canada est la production pétrolière la plus polluante de la planète » ajoute-t-il.

« En changeant la nature du produit qui circule dans un pipeline vieux de 40 ans, en augmentant la pression et en inversant le flot, Enbridge fait courir un trop grand risque à la population. En cas d’accident, les pétrodollars d’Enbridge ne rendront pas l’eau potable et les terres arables aux agriculteurs et aux habitants touchés par le déversement », a ajouté Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie et Arctique de Greenpeace.

Les risques de déversements sont réels et importants comme l’ont démontré les récents déversements aux États-Unis. En cas d’accident, le nettoyage dans l’environnement du pétrole lourd issu des sables bitumineux est beaucoup plus difficile que pour le pétrole conventionnel et comporte des risques pour la santé des populations. En effet, le bitume dilué (« dilbit » ou « diluted bitumen ») contient des substances toxiques et volatiles comme le benzène ou le toluène.

Le projet d’inversion et d’expansion de la Ligne 9b d’Enbridge passe par plusieurs régions du Québec dont la Montérégie, Montréal, les Laurentides, Lanaudière et Laval. Selon l’Office national de l’énergie, Enbridge enfreint la réglementation et ne répond pas aux normes d’urgence dans 117 de ses 125 stations de pompage à l’échelle du pays.

Les groupes rappellent qu’Enbridge est responsable du déversement de plus de trois millions de litres de pétroles des sables bitumineux qui s’est produit au Michigan en 2010. Il s’agit du plus important déversement pipelinier de l’histoire des États-Unis. Près de trois plus tard et malgré plus d’un milliard de dollars en coût de nettoyage, la rivière Kalamazoo n’est toujours pas décontaminée.

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Sources :

Loïc Dehoux, Équiterre, 514-605-2000

Catherine Vézina, Greenpeace, 514-212-5749

Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada, 514-260-6233

Jérôme Normand, ENvironnement JEUnesse, 514-577-3016

Mylène Bergeron, Nature Québec, 418-931-1131

SAR présenté par RECYC-QUÉBEC CPE durable Cégep vert du Québec
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